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Bornes de recharge · Activité nationale

Installation de station de recharge : ce que couvre réellement le chantier

Une station de recharge n'est pas une prise renforcée : elle suppose une étude de puissance, un dimensionnement de câbles et une mise en service attestée. Voici les étapes, les normes applicables et les prix constatés, région par région, pour préparer un devis sans mauvaise surprise.

Travaux : Bornes de recharge

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7,4 kWPuissance monophasée courante 32 A en monophasé, sur compteur 12 kVA minimum
22 kWPuissance triphasée Nécessite un compteur triphasé et un câble 5G6
1 500 à 3 500 €Fourchette pose complète Matériel, main-d'œuvre et consuel inclus
2 à 6 semainesDélai entre devis et mise en service Variable selon tension sur les tableaux et raccordement Enedis

Présentation

En quoi consiste ce service

L'installation d'une station de recharge consiste à créer un circuit dédié depuis le tableau électrique jusqu'au point de charge, avec protection différentielle type A ou B, disjoncteur calibré et câble dimensionné selon la longueur et la puissance visée. Elle concerne les particuliers en maison individuelle, les copropriétés en infrastructure collective, et les entreprises souhaitant équiper leur parking. Les contraintes varient fortement : distance au tableau (au-delà de 30 mètres, la section de câble augmente), nature du support (mur porteur, poteau, parking enterré), présence ou non d'une gaine technique, et puissance disponible au compteur. La norme NF C 15-100 amendement 5 encadre ces installations depuis 2016, complétée par le décret IRVE du 12 janvier 2017 qui impose une qualification spécifique à l'installateur. La mise en service suppose une attestation de conformité Consuel lorsque le circuit est nouveau.

Déroulement

Comment se déroule un chantier type

Le chantier commence par une visite technique : relevé de la puissance souscrite, repérage du tableau, mesure de la distance jusqu'à l'emplacement de la borne, identification du cheminement de câble. L'installateur vérifie la présence d'un différentiel 30 mA type A en amont, ou prévoit son ajout. Il détermine ensuite la section de câble — 3G2,5 pour 7,4 kW jusqu'à 20 mètres, 3G6 au-delà — et choisit le mode de pose : sous gaine, sous fourreau, ou en apparent. Cette étape conditionne le prix final, car un cheminement complexe peut ajouter 300 à 800 € de main-d'œuvre. La pose elle-même dure une journée dans la majorité des cas : création du circuit, fixation du support, raccordement au tableau, pose du disjoncteur différentiel et du parafoudre si nécessaire. La mise sous tension et les tests de terre, d'isolement et de déclenchement différentiel suivent immédiatement. Pour une station triphasée 22 kW, comptez une à deux journées supplémentaires si le tableau doit être modifié ou si un sous-tableau doit être créé dans le garage. Le remplacement complet du tableau électrique, fréquent dans les logements de plus de vingt ans, ajoute 800 à 1 500 €. Interviennent successivement l'installateur qualifié IRVE, qui réalise le chantier, puis un organisme de contrôle agréé pour l'attestation Consuel si le circuit est neuf, et enfin Enedis si une augmentation de puissance de raccordement est nécessaire — comptez alors 60 à 250 € selon le passage de 6 à 12 kVA ou de 12 à 18 kVA, avec un délai de deux à huit semaines. La prime ADVENIR, valable jusqu'au 31 décembre 2025 pour les particuliers en maison individuelle, peut couvrir 50 % du coût HT dans la limite de 960 €, sous conditions de qualification de l'installateur et de dépôt du dossier avant travaux.

Budget

Prix indicatifs 2026

Pour une installation de station de recharge en courant alternatif, comptez de 1 200 à 2 500 € TTC en maison individuelle, et de 1 800 à 3 500 € en copropriété avec génie civil. En triphasé, la fourchette monte de 2 500 à 4 500 €. Ces écarts reflètent la longueur de câble (au-delà de 10 m, chaque mètre supplémentaire coûte 20 à 40 €), la nécessité de renforcer le tableau électrique (300 à 900 €), la mise à la terre (150 à 400 €) et les contraintes d’accès (zone urbaine dense, parking souterrain). La main-d’œuvre varie de 45 à 80 €/h selon la région : Île-de-France et PACA sont 20 à 30 % plus chères que la moyenne nationale. La prime ADVENIR, valable jusqu’au 31 décembre 2025, peut couvrir 30 à 50 % du coût hors taxes pour les particuliers en maison individuelle, dans la limite de 960 €.

Grille tarifaire

Prix détaillés par configuration

Fourchettes nationales constatées, hors cas particuliers (bâti classé, contraintes d'accès, matériel haut de gamme).

PrestationFourchette constatéeCe qu’il faut savoir
Fourniture et pose d’une borne murale 7,4 kW (monophasé) 1 200 à 2 500 € TTC Varie selon la marque, la longueur de câble et la région.
Fourniture et pose d’une borne 22 kW (triphasé) 2 500 à 4 500 € TTC Nécessite un compteur triphasé et un câblage adapté.
Création d’une ligne dédiée depuis le tableau électrique 300 à 900 € TTC Prix dépendant de la distance et de la difficulté de passage.
Mise à la terre et protection différentielle type A 150 à 400 € TTC Obligatoire selon la NF C 15-100 amendement 5.
Attestation de conformité Consuel 120 à 250 € TTC Frais de dossier et intervention d’un organisme agréé.
Forfait copropriété (étude, câblage commun, génie civil) 1 800 à 3 500 € TTC Inclut les démarches syndic et les contraintes d’accès.
Main-d’œuvre horaire (installateur qualifié IRVE) 45 à 80 €/h Tarif majoré en Île-de-France et zones tendues.

Bon à savoir

Quand faire appel à un professionnel

Vous déclenchez ce chantier dès que vous prévoyez l’achat ou la location d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable, car la borne doit être opérationnelle avant la livraison. Autres situations : votre installation électrique actuelle ne supporte pas la charge (compteur 6 kVA, absence de terre, tableau vétuste) ; vous emménagez dans un logement neuf ou rénové et souhaitez intégrer la borne aux travaux ; votre copropriété vote l’installation de bornes partagées ou individuelles (article 24 de la loi du 10 juillet 1965) ; votre entreprise veut équiper son parking pour ses véhicules ou ses salariés (obligation de pré-équipement pour les parkings neufs ou rénovés, décret n° 2016-968 du 13 juillet 2016) ; vous vendez ou louez un logement et devez fournir une attestation de conformité (Consuel) ; vous constatez des dysfonctionnements répétés (disjonctions, charge lente) et devez reprendre l’installation selon la NF C 15-100 amendement 5.

Bien choisir

Comment choisir le bon professionnel

Les vérifications concrètes à faire avant de signer le devis.

Vérifier la mention IRVE sur la carte Qualifelec

Exigez le numéro de certification IRVE de l’installateur et contrôlez-le sur qualifelec.fr, rubrique « Vos travaux ». La mention IRVE est obligatoire pour toute intervention sur une infrastructure de recharge, conformément au décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017. La carte doit être en cours de validité et couvrir la puissance de raccordement prévue (7,4 kW, 22 kW ou 43 kW). Une mention expirée ou absente signifie que l’installateur n’est pas habilité à poser une borne subventionnable. En cas de doute, demandez une attestation de conformité Qualifelec récente.

Exiger la conformité NF C 15-100 amendement 5

L’installation doit respecter la norme NF C 15-100, amendement 5 (août 2015), qui impose un circuit dédié, un différentiel 30 mA type A ou B, et un dispositif de protection contre les surintensités. Pour une borne en extérieur, la norme NF C 15-100-7-722 (2017) s’applique. Demandez à l’installateur de mentionner explicitement ces références dans le devis. Un professionnel qui ne les cite pas ou qui propose un simple raccordement sur prise existante sans protection différentielle dédiée doit être écarté.

Contrôler la fourchette de prix et sa variation régionale

Une installation complète de borne 7,4 kW coûte entre 1 200 et 2 500 € TTC selon la région, la longueur de câble et la complexité du tableau. En Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, comptez 1 800 à 3 000 € ; en Bretagne ou dans le Grand Est, 1 100 à 2 000 €. Ces écarts reflètent les coûts de main-d’œuvre et les frais de déplacement. Méfiez-vous des devis inférieurs à 1 000 € qui omettent la mise à la terre, le consuel ou le génie civil. Demandez toujours le détail ligne par ligne.

Identifier les aides et leur date de validité

La prime ADVENIR, gérée par l’AVERE, offre jusqu’à 960 € pour une borne individuelle en maison (plafond 50 % du coût HT) jusqu’au 31 décembre 2025. Le crédit d’impôt de 300 € pour la pose d’une borne (article 200 quater A du CGI) s’applique jusqu’au 31 décembre 2025. En copropriété, la prime ADVENIR peut atteindre 1 200 € par point de charge. Vérifiez que l’installateur est bien certifié IRVE, condition indispensable pour débloquer ces aides. Demandez-lui de fournir les attestations nécessaires.

Évaluer les prérequis techniques du logement

Avant de signer, faites préciser la puissance du compteur (6, 9, 12 ou 15 kVA), la distance entre le tableau électrique et l’emplacement de la borne, et le type de parking (couvert, extérieur, sous-sol). Une distance supérieure à 15 mètres peut générer un surcoût de 10 à 20 € par mètre supplémentaire. Vérifiez aussi la présence d’un disjoncteur différentiel 30 mA type A ou B et d’un parafoudre si le logement est en zone à risque. Un installateur sérieux réalisera une visite technique préalable.

Analyser les points de vigilance du devis

Un devis complet doit détailler : la marque et le modèle de la borne, la puissance, le câble (section et longueur), les protections électriques, la main-d’œuvre, le déplacement, et la fourniture de l’attestation de conformité Consuel. Vérifiez que le Consuel est inclus ou clairement facturé (150 à 250 €). Les délais d’intervention doivent être indiqués, ainsi que les conditions d’annulation. Attention aux devis sans mention du Consuel : sans attestation, l’installation n’est pas couverte par l’assurance et le linky peut refuser la mise en service.

Contrôler les assurances et garanties de l’installateur

Demandez une attestation de responsabilité civile professionnelle et une garantie décennale couvrant les installations électriques. Vérifiez que l’entreprise est immatriculée au registre du commerce (numéro SIREN) et à jour de ses cotisations (attestation URSSAF). La garantie sur la borne elle-même est généralement de 2 à 5 ans selon le fabricant. Un installateur qui refuse de fournir ces documents ou qui ne peut pas justifier d’une assurance spécifique pour les travaux IRVE présente un risque financier et juridique en cas de sinistre.

⚠️ Signaux d'alerte

  • Refus de fournir l'attestation décennale
  • Devis sans SIRET ni en-tête professionnel
  • Acompte demandé en espèces ou supérieur à 30 %
  • Pression pour signer « aujourd'hui uniquement »
  • Tarif anormalement bas (− 30 % face aux concurrents)

Conseils

Les conseils de Vulfran avant de signer

🔌 Vulfran, notre mascotte, partage ses conseils et ses repères pratiques pour vous aider à mener votre projet. Qui est Vulfran ?

Vérifiez la puissance avant tout

Avant de comparer les devis, relevez l'ampérage de votre disjoncteur de branchement et la puissance souscrite sur votre facture. Une station 7,4 kW exige au minimum 12 kVA en monophasé. Sans cette donnée, aucun installateur sérieux ne peut dimensionner correctement le câble ni le disjoncteur différentiel.

🔌 VulfranMascotte officielle

Exigez la mention IRVE

La mention IRVE est obligatoire pour intervenir sur une infrastructure de recharge. Demandez le numéro Qualifelec ou la preuve d'habilitation, puis vérifiez sa validité sur qualifelec.fr. Un installateur non titulaire ne peut pas délivrer l'attestation de conformité, et votre assurance peut refuser de couvrir le sinistre.

🔌 VulfranMascotte officielle

Le consuel n'est pas automatique

Une station de recharge alimentée par un circuit dédié nécessite une attestation de conformité Consuel, sauf cas particulier d'une installation sur prise renforcée. Intégrez ce poste au devis : comptez 130 à 180 € selon le département, et jusqu'à quatre semaines de délai supplémentaire avant la mise en service.

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FAQ

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une borne de recharge et une station de recharge ?

Une borne désigne un point de charge individuel ; une station regroupe plusieurs points sur un même site, avec une gestion de puissance partagée. La NF C 15-100 amendement 5 (2015) et la norme IRVE 2017 encadrent l'installation. Pour un particulier, on parle de borne ; pour une copropriété, une entreprise ou une flotte, on parle de station. Le devis doit préciser le nombre de points, la puissance par point et le mode de délestage retenu.

Quelle puissance de raccordement faut-il prévoir pour une station de recharge ?

Comptez 7,4 kW (32 A monophasé) pour une borne grand public, 11 ou 22 kW en triphasé pour une station multi-points. La puissance de raccordement dépend du compteur existant : un abonnement 6 kVA ne suffit pas pour deux points à 7,4 kW simultanés. Le NF C 15-100 amendement 5 impose un calcul de sélectivité et, souvent, la pose d'un délesteur. Vérifiez votre puissance sur le compteur Linky ou votre facture Enedis.

Faut-il une autorisation pour installer une station de recharge en copropriété ?

Oui. Depuis le décret n° 2020-1720 du 24 décembre 2020, l'installation individuelle est un droit, mais les travaux sur parties communes (câblage, gaines, tableau) exigent un vote en assemblée générale. La loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019 prévoit la majorité des voix pour les travaux d'intérêt collectif. Le syndic doit inscrire le point à l'ordre du jour ; l'installateur fournit une note technique préalable.

Quelles aides financent une station de recharge en 2026-2026 ?

La prime ADVENIR couvre jusqu'à 960 € pour un particulier en maison individuelle (50 % du coût HT, plafond 1 920 €), et jusqu'à 1 660 € par point en copropriété. Le crédit d'impôt de 300 € par borne (article 200 quater A du CGI) s'applique jusqu'au 31 décembre 2025. Les montants et conditions évoluent : vérifiez sur advenir-programme.fr et impots.gouv.fr avant de signer le devis.

Comment vérifier que l'installateur est bien qualifié IRVE ?

Exigez le certificat Qualifelec IRVE ou la mention IRVE délivrée par un organisme accrédité COFRAC, en cours de validité. Le certificat porte un numéro vérifiable sur qualifelec.fr. Sans cette qualification, l'installateur ne peut pas attester la conformité auprès du consuel, et l'assurance peut refuser de couvrir un sinistre. Demandez également l'attestation de conformité consuel après mise en service : c'est elle qui conditionne l'accès aux aides.

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